fbpx

Boisson végétale: Acte gourmand… et écologique?

le 29/01/2020

Lait de vache ou boisson végétale, chacun sa préférence… Mais saviez-vous que leurs productions ont des empruntes carbone (très) différente ? Nous décryptons l’effet sur votre santé et l’impact environnemental des boissons végétales et du lait de vache !


Les boissons végétales: visiblement, elles ont l’apparence et la texture du lait, sans pour autant être du lait. Pourquoi ? Parce que le lait est issu du pis d’un animal, vache, chèvre, brebis, mais aussi ânesse ou chamelle (on vous l’accorde, le lait de chamelle est rare sous nos contrées mais il existe bien). Comme la loi le prescrit, restons sages et utilisons l’appellation « boisson végétale » d’amande, de coco, de cajou, de riz, d’avoine…

Mais finalement, quel que soit le nom, pourvu qu’on ait de la gourmandise et les boissons végétales en débordent ! Certains adoptent ces boissons simplement pour la douceur de leur goût, par rapport à un régime alimentaire, d’autres pour des raisons écologiques, estimant que l’impact des laits végétaux est moindre. Qu’en est-il réellement? On vous explique tout pour allier plaisir et écologie !

C’est quoi au juste une boisson végétale ?

Alternative au lait animal, les boissons végétales sont issues de fruits secs à coque (amande, cajou, noisette, noix de coco…), de céréales (avoine, épeautre, riz…) ou de soja. Par broyage, les composants solubles de la graine ou du fruit sont extraits puis mélangés à de l’eau chaude. Avant d’être stérilisés par pasteurisation ou flash pasteurisation, comme les boissons N.A!, ce qui préserve ainsi la fraîcheur des ingrédients, leurs goûts, textures et vitamines. Rien de bien sorcier donc dans leur fabrication ! 

Et leur contenu, lui il est magique ?

Quels sont leur bienfaits pour la santé ?

Pas forcément ! Ces boissons végétales proposent une palette de saveurs particulièrement gourmande. Mais elles s’avèrent surtout bonne pour la santé car elles regorgent de bienfaits du point de vue nutritionnel.

Ainsi, une boisson amande végétale est plus faible en calories et acides gras saturées, ce qu’il l’a rend adaptée pour prévenir les maladies cardiovasculaires. La boisson coco s’avère riche en bons acides gras mais aussi en magnésium. Quant à la boisson cajou, elle est source de calcium et la boisson soja de protéines. Donc, les boissons végétales ont tout bon pour une bonne nutrition ! Sans oublier le fait qu’elles sont bien plus digestes que les laits d’origine animale. Donc à consommer sans modération !

Très prisées des végans, elles le sont aussi des intolérants au lactose (le sucre naturellement présent dans le lait animal et si difficile à digérer), ou à la caséine (une protéine du lait). De ce fait, elles ont tendance à devenir tendance ! Entre autres, chez les plus écolos des consommateurs car ils estiment que l’impact environnemental des boissons végétales est moindre. Qu’en est-il exactement ?

Vous avez dit bienfait environnemental ?

On sait tous que la production de lait de vache est source de pollution environnementale et de consommation d’eau. N’oublions pas aussi que les vaches produisent des gaz à effet de serre à travers… leurs flatulences ! Et forcément, on imagine que l’empreinte écologique due à la production des boissons végétales est moins importante. On va vous faire une réponse de Normand : oui et non.

Une chose est toutefois certaine : les boissons végétales sont trois fois moins responsables d’émissions de CO2 que le lait de vache. Ainsi, d’après les recherches de Joseph Poore, chercheur en environnement à l’Université d’Oxford, et Thomas Nemecek, agronome à l’Institut Suisse Agroscope, la production de lait de vache tourne autour de 3 kg équivalent CO2 par litre de lait contre 0,7 pour la production d’amande, 1,2 pour le riz, 0,9 pour l’avoine et 1 pour le soja.

Mais tout ça c’est relatif !

Impact de la production de boissons végétales

Et oui, car pour autant, boissons végétales et laits d’origine animale sont tous deux consommateurs d’eau. A plus ou moins grande échelle, tant au niveau de la culture que de la fabrication. Prenons l’exemple de la boisson amande écologique ou pas. D’accord, il faut 371 litres d’eau pour faire pousser un kilo d’amande. Mais au regard du lait, c’est bien peu puisqu’il faut 628 litres d’eau pour en produire un litre. Et pour la production de boisson soja, il en faut seulement 28 !

Restons justement sur la boisson de soja. On sait tous que la culture intensive de soja implique la déforestation, en particulier au Brésil. Pour autant, ce soja-là sert plutôt à nourrir le bétail. Le soja qui entre dans la composition de boissons végétales est sans OGM et surtout produit en France ou en Europe.

Là où le bât blesse peut-être, c’est la provenance de certains autres ingrédients. Ainsi, la noix de coco ne se cultivant pas en France ou même en Europe, il faut aller la chercher vers des contrées lointaines, ce qui fait gonfler l’empreinte carbone. Mais, en même temps, les cocotiers poussent naturellement dans des régions riches en eau et ont la capacité d’absorber le carbone…

Bref, le calcul de l’impact environnemental s’avère complexe mais, au final, la production de boissons végétales a nettement moins d’impact que celle du lait d’origine animale. D’abord, parce qu’il faut moins d’eau, ensuite parce l’empreinte carbone est moindre. Alors pas d’hésitation à boire des boissons végétales ultra healthy, à qui veut amorcer une transition alimentaire en douceur… ou juste se faire plaisir !